La Chouette, Livres

La Kube et moi : histoire d’une love story

Ce n’est pas la première fois qu’on te parle Kube sur ce blog, et alors que je viens juste de recevoir un mail m’annonçant l’arrivée imminente de la prochaine mouture, je sors ici un petit rappel pour celleux qui nous ont rejoint en cours de route et n’ont jamais entendu parler de cette box littéraire (que, sur ce blog, on aime d’amour).

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Pour découvrir le concept, je te conseille de jeter un œil à l’article de la Chatte, qui m’a fait découvrir la box il y a deux ans, mais si tu veux une version tronquée, l’idée c’est que chaque mois tu remplis un questionnaire permettant à un réseau de libraires indépendants de dénicher le livre qui pourra te plaire, histoire de contrer les machines à vendre de la culture déshumanisées que sont la Fnac ou Cultura. Tu reçois donc chaque mois un livre (wah, non, sans rire, ça par exemple, mais que c’est farfelu), mais aussi une sélection de petits goodies, certains revenant chaque mois avec la régularité d’un coucou suisse, d’autres étant plus ponctuels. Et comme un exemple vaut mieux que mille mots, je te propose de suivre l’unboxing de la box du mois dernier, dont le thème m’a énormément plu : une nuit à Séoul.

Petit disclaimer avant de commencer : je n’ai pas été sponsorisée par Kube, je paie ma box comme tout un chacun. Mon avis est purement subjectif, mais si j’en parle, que j’ai sincèrement aimé la démarche, et que j’y suis abonnée depuis bien assez de temps pour garantir la qualité sur le long terme (non parce que les box beauté foireuses sauf pour Noël, ça m’a bien servi de leçon). Je précise aussi que je ne donne mon opinion qu’en me basant sur l’abonnement Kube Originale et pas sur la Kube Majuscule, qui garantit de trouver un livre grand format quand la Kube Originale n’envoie qu’en format poche).

Bien, ceci étant dit, un petit mot sur l’emballage : j’aime beaucoup le design très simple de la box, qui réussit le tour de force d’être en carton et d’avoir un visuel élégant. Quand je l’ai entre les mains, je ne peux pas m’empêcher de tourner et retourner la boîte sous tous les angles, et il se passe une ou deux semaines avant de me résoudre à la jeter. Selon les mois et la taille du livre qui m’a été envoyé, le carton est assez bombé, mais jamais jusqu’ici je n’ai eu de problèmes de marchandise abîmée.

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Ce mois-ci, j’ai demandé à découvrir un roman russe contemporain (parce que jusqu’ici, pour moi, littérature russe, ça veut dire vieux moustachus du siècle dernier), si possible dans le domaine de la Science-Fiction. Tous ces champs sont disponibles dans le questionnaire, et plus encore : genre, longueur, thème, livre qui te fait réfléchir ou te change les idées, mais aussi liste de romans que tu as lus qui ressemblent à ce que tu cherches… J’ai par exemple indiqué que je cherchais quelque chose qui soit davantage dans la lignée de 1984 ou Le Meilleur des Mondes que dans la hard-SF avec son lot de batailles spatiales et de races extra-terrestres super intelligentes *insérer roulement exaspéré des yeux*.

Priscilla, l’une des libraires du réseau Kube, m’a donc envoyé Le Vivant, d’Anna Starobinets, une autrice dont une très bonne copine m’avait déjà parlé grâce à un autre de ses romans, Refuge 3/9. Par contre je ne savais pas du tout qu’elle était russe. Dans Le Vivant, nous sommes dans un futur lointain où les humains sont connectés à un réseau commun grâce à des implants, formant un organisme unique. La mort n’existe pas au sein du Vivant : dès qu’un individu est mis sur pause, son code génétique est transmis à un nouveau corps. L’avantage de ce procédé est que le nombre d’humains reste constant, bloqué à trois milliards. Sauf que l’impensable survient, avec la naissance d’un homme sans code, sans patrimoine… Il n’est la réincarnation de personne. Baptisé Zéro, il cherche à trouver des réponses sur son identité dans un monde qui l’a placé sous étroite surveillance.

Je sais pas toi, mais perso, je suis hypée à mort.

Comme tu le vois, un petit mot est joint au livre (oui, il a l’air presque aussi gros que le livre, mais c’est un habile stratagème pour que tu puisses lire sans te péter les yeux, y’a pas de quoi), un rappel toujours agréable que ce sont bel et bien des humains qui choisissent tes livres, et pas un algorythme. Et comme les humains sont faillibles, il se peut que tu joues de malchance en lisant un livre qui ne t’a pas du tout plu. Mais personnellement, le même phénomène m’est arrivé alors que c’était un livre que j’avais acheté moi-même. Bref, tu es sensé.e le savoir, le risque zéro n’existe pas, alors n’en veux pas à ton.a libraire si icelle ou icelui s’est trompé. Par contre en ce qui concerne le risque de recevoir un livre que tu avais déjà, tout est prévu pour que ce cas de figure n’arrive pas : tu as la possibilité de valider le choix du libraire avant envoi, tu peux renseigner les titres de livres que tu as déjà lus sur le thème dans ton questionnaire (j’avais personnellement peur de recevoir Metro 2033 que je possède déjà, j’ai donc inclus ce titre dans mon questionnaire : même quand tu ne l’as pas lu, si le libraire lit ça sur ta fiche, il ira forcément chercher autre chose, le but étant de te faire découvrir de nouvelles choses et pas d’acheter le roman à ta place), et évidemment, tu peux renvoyer le roman après leur avoir envoyé un mail pour leur expliquer le problème.

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Maintenant, parlons des goodies que tu reçois tous les mois ! En plus d’un édito (que j’ai oublié sur la photo, qu’on me lapide) qui approfondit le thème et propose de découvrir de nouvelles maisons d’édition et sorties littéraires, chaque box contient un ou deux sachets de thé individuels (les vrais se rappelleront des enveloppes en papier kraft pressurisées qui contenaient des échantillons de thé en vrac), histoire de découvrir de nouvelles marques et de nouveaux goûts et d’accompagner sa lecture toute neuve d’une grande tasse de thé. Viennent ensuite le marque-page en papier cartonné et la carte postale assortis au thème, ici le mélange entre les paysages naturels de la Corée du Sud et les lumières de la cinquième plus grande capitale du monde. J’vais pas te mentir, si je les ai toutes trouvées jolies, la carte postale de ce mois-ci est la plus belle que j’ai reçu depuis le début de mon abonnement, il y a déjà un an et demi. Et, une des choses que j’aime beaucoup avec la Kube, tu peux choisir de conserver cette carte postale pour ta décoration personnelle ou de l’envoyer à l’adresse (professionnelle, t’emballe pas et range ces chocolats) du libraire qui a conseillé ta lecture du mois, histoire de lui livrer tes impressions en quelques lignes ! Bien que j’adore l’idée, qui permet de nous rappeler qu’on communique avec de vrais humains de la vraie vie, je ne compte CLAIREMENT PAS renvoyer ma carte de ce mois-ci.  Désolée, Priscilla, mais pour connaître mon opinion sur Le Vivant, tu devras te contenter d’un commentaire sur la page qui t’est dédiée au sein du site  Faut pas m’en vouloir, j’ai un vrai kink pour les belles cartes postales. Chaque mois, on reçoit un livret contenant quelques chapitres d’un livre dont le sujet est en accord avec le thème (et dont la maison d’édition est à l’honneur), j’ai donc été surprise de ne pas le trouver dans cette mouture-ci. À la place, j’ai sorti deux marque-pages munis d’un QR code permettaient d’avoir accès aux extraits des livres Corée à Cœur, d’Ida Daussy et Croquis de Corée, de Benjamin Joinau et Elodie Dornand de Rouville, publiés chez L’Atelier des Cahiers.

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Bon, maintenant qu’on a fait le tour du contenu régulier, je vais te montrer la raison pour laquelle je tenais absolument à te parler du contenu de ce mois-ci. Si tu es abonné.e à une box, quelle qu’elle soit, tu sais donc aussi bien que moi que tu n’es pas toujours satisfait.e. Personnellement, avec mon armada de Leuchtturm même pas finis, quand je reçois un petit carnet à citations, je tire un peu la gueule. Encore un qui va rejoindre ma pile de carnets jamais terminés qui finiront dans un carton lors de mon prochain déménagement, carton dont il ne sortira probablement jamais. Bref, il y a forcément du contenu qui n’est pas fait pour toi, ou qui ne te sera pas utile, en même temps il en faut pour tous les goûts et chaque mois des centaines (ça se compte peut-être en milliers, j’en ai aucune idée) de Kubers sont heureux là où tu as été déçu.e. Mais ce mois-ci, vraiment, j’avais pas à me plaindre. En plus d’un poster sympathique (mais j’ai aucune idée d’où je vais bien pouvoir l’afficher), la box contient cinq cartes postales thématiques (hin hin hin). Autant te dire que je me suis déjà munie de petits cadres et que le tout va se retrouver très prochainement exposé fièrement dans mon appartement.

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Et mon cadeau favori, un des goodies que j’ai préféré jusqu’ici (avec le tote-bag, le marque-page en bois et la pochette pour protéger son livre…) : un éventail. Alors j’vais pas te mentir, j’ai eu un bol pas possible parce que des quatre modèles que j’ai repéré en surveillant les posts du #Kube sur Instagram, j’ai eu le plus joli des coloris (contrairement à ma potesse @tete_a_livres qui se plaint du sien), et comme on a plongé dans cette époque de l’année où je ne peux pas faire un pas sans mourir de chaud (et on a prévu 39° chez moi la semaine prochaine, je survivrai pas), cet éventail est basiquement devenu mon meilleur ami. Il me suit partout, protégé des coups au fond de mon sac par son emballage en carton sur lequel était cité le proverbe sud-coréen que j’ai rajouté à la photo. Par contre dès qu’on arrive en automne, j’ai bien l’intention d’en faire un objet de déco parce qu’il est vraiment magnifique.

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Tu l’auras compris, la Kube me plaît énormément : même si j’adore recevoir des goodies (plus ou moins thématiques, la raison pour laquelle j’ai autant d’affection pour cette box, c’est qu’on prend en compte tes goûts et tes envies pour te proposer des lectures sur-mesure. Je préfère ça aux box qui envoient le même livre à tout le monde. Tu peux en revanche compter sur moi pour tester d’autres box au fil des mois, histoire de voir si je suis séduite, et quelles sont les autres enseignes sur le marché (je voulais commencer par Owlcrate, une box américaine très célèbre spécialisée dans la littérature Young Adult et qui a des goodies juste sublimes, mais les frais de port doublent carrément le prix de la box donc… ouais. Voilà. Du coup si quelqu’un ici a déjà commandé chez Owlcrate et connaît des bails pour pas payer 45€, ce serait fort urbain de ta part de m’en parler dans les commentaires).

On se retrouve bientôt pour parler séries, d’ici là porte-toi bien, et n’hésite pas à me conseiller les box que tu as déjà testé, à me donner ton retour sur la Kube ou à partager ton opinion sur les box littéraires ! 

 

 

1 réflexion au sujet de “La Kube et moi : histoire d’une love story”

  1. Tu me donnerais presque envie de me réabonner dis donc ! Mais peut-être pour tester une des autres versions qu’ils ont développées depuis mon départ…

    Bien sûr, cette envie ne viendra pas avant des mois voire des années car j’ai TOUJOURS beaucoup trop de livres non lus en ma possession ^^ »

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