La Chatte, Livres

Ces sagas littéraire que j’aime d’amour

Aujourd’hui, on va parler sagas. De la simple trilogie à la série de quinze tomes, je peux te dire que j’en ai lu !

Mais elles n’ont évidemment pas toutes eu le même impact sur moi. Il y en a que je ne regrette pas d’avoir oubliées, d’autres que j’ai adoré et que je te conseillerais volontiers et enfin, celles dont je vais te parler. Chacune d’entre elles m’a construite et formée à sa manière, à différents moments de ma vie. Avec elles, j’ai grandi, j’ai rêvé, j’ai voyagé. Et certaines ont même réussi l’exploit de parvenir à me faire pleurer, parfois plusieurs fois (coeur de pierre).

5 -Pierre Bottero, La Quête d’Ewilan

P.Bottero-Quêted'Ewilan3tomesCette saga, et toutes celles qui ont suivi (Les Mondes d’Ewilan, Ellana, L’Autre et ce qui aurait sûrement été une nouvelle trilogie, Les Âmes Croisées), je les ai lues lorsque j’étais jeune adolescente. Autant te dire que ça remonte à plusieurs années. Je ne les ai jamais relues depuis. Du coup, je vais t’en parler de mémoire. Cela dit, sache que l’effet qu’elles m’ont fait a suffi à leur allouer à vie une place dans ma médiathèque. J’ai filé pas mal de mes romans à mes cousines lorsqu’elles ont eu l’âge de les lire, mais pas ceux-là, oh non.

Je me souviens d’une grande diversité dans les personnages, que ce soit en termes d’âge, d’origines et de croyances. De personnages féminins forts, badass mais avec un cœur*, des personnages complexes de manière générale. Je me souviens de ma curiosité et des théories que j’élaborais avec la Sist’ sur ce monde merveilleux qui ne cessait de grandir à chaque nouvelle trilogie. Je me réjouissais vraiment de pouvoir en savoir plus encore avec Les Âmes Croisées (une pensée pour toi, Bottero, une pensée pour toi).

Aujourd’hui, j’ai un peu peur de les reprendre en main, de les rouvrir. J’ai peur d’être déçue, d’avoir idéalisé l’ensemble avec mes yeux d’adolescente, ou d’avoir maintenant un esprit trop critique qui réduirait à néant mes souvenirs de lecture. Alors pour l’instant, je me contente d’en caresser les couvertures avec nostalgie.

*Oui, parce que la vague de femmes badass à la Terminator qui a eu lieu au cinéma (du genre, les personnages incarnés par Michelle Rodriguez, de ceux que j’ai pu voir), c’est bien, il en faut. Mais ce n’est pas parce qu’on est badass qu’on perd soudainement accès à sa sensibilité. On peut être badass et pleurer, craindre pour quelqu’un d’autre et tout un tas d’autres trucs. BREF.

4 – Philip Pullman, À la Croisée des mondes

P.Pullman-CroiséedesMondes3tomesJe ne saurais pas trop te dire quand j’ai lu ces livres merveilleux. Je pense que je devais déjà être au lycée, quelqu’un devait les avoir offerts à la Sist’. Et je ne les ai pas relus depuis non plus. Les souvenirs que j’en conserve sont très vagues, je ne pense même pas pouvoir te retracer l’intrigue principale.

Je me souviens d’avoir grandement souffert à sa lecture. Déjà à l’époque, j’aimais les récits où l’on suit des personnages assez jeunes dans des aventures douloureuses qui aident à grandir sans qu’on ne s’en rende vraiment compte. Cette trilogie fait définitivement partie des œuvres qui m’ont accrochée, emportée, exaltée et déchirée.

D’instinct, je sais pourtant que cette saga remontera vers les sommets dès que je l’aurai relue, un nouveau tome de l’auteur dans cet univers étant sorti. Mais contrairement à Ewilan et Salim, je n’ai pas peur de retrouver Lyra et Will. De mémoire, mais aussi grâce à la Chouette qui les a relus récemment, je sais que ce sont des livres complexes qui offrent des degrés de lecture différents en fonction de l’âge auquel on les lit.

3 – J. K. Rowling, Harry Potter

J.K.Rowling-HarryPotter7tomes.jpgPensais-tu que tu allais y échapper ? Nope. Comme beaucoup de lecteur·rice·s de ma génération, Harry Potter a été un incontournable. C’est ma directrice et professeure de CM2 qui m’a mis le premier tome dans les mains alors que je devais avoir à peu de choses près l’âge de nos héro·ïne·s. Avec quelle impatience ai-je attendu la sortie du cinquième tome, relisant sans relâche les quatre premiers !

Je me souviens de la peur que j’ai eu en lisant de nuit, bien après l’heure autorisée, le passage dans la Forêt Interdite où Quirrell s’abreuve de sang de licorne. Je me souviens d’avoir lu les tomes un à quatre en long, en large et en travers, les ouvrant au hasard pour commencer ma lecture au milieu, en attendant la sortie du cinquième tome. Je me souviens de l’engouement familial à chaque nouveau tome, au point que pour le septième, lorsque je suis rentrée le plus discrètement possible, mon père m’a poursuivie jusqu’à ma chambre pour tenter de me le chourer avant que je ne le commence. Je me souviens de la Sist’, profitant d’un week-end où j’étais absente, qui l’a dévoré en trois jours avant de le remettre à son exacte place pour que je n’en sache rien.

Malheureusement, les trois derniers tomes n’ont pas eu sur moi le même effet que les précédents. Je ne les ai lus qu’une seule fois chacun, ce qui explique aussi que je ne m’en souvienne que difficilement, contrairement à la Chouette qui les relit à peu près une fois par an, une vraie Potterhead ! Cela dit, le jour où je déciderai enfin de laisser tomber la règle de non-relecture à laquelle je m’astreins (parce que j’ai trop de choses à lire, tellement de choix, pas assez de temps…), je pense qu’ils seront sur le dessus de la PàL.

2 – Orson Scott Card

Orson.S.Card-Ender'n'Alvin.jpgDe ce top, Orson Scott Card est le seul auteur que j’ai découvert à l’âge adulte. C’est par mon grand-père que l’auteur est d’ailleurs entré dans la famille, avec Le Cycle Ender. Je ne sais pas si j’aurais été capable d’apprécier ces œuvres plus jeune tant elles sont complètes, à mes yeux. Conquise, j’ai retrouvé son nom dans une des multiples bibliothèques qui couvrent les murs chez mon amie Nouchka. Et avec Les Chroniques d’Alvin le Faiseur, la magie a fonctionné une nouvelle fois. Je ne pourrais pas te dire laquelle de ces deux sagas prend le dessus dans mon cœur. Les sujets abordés sont très différents mais m’ont touchée à l’identique. C’est simple, je ne crois pas avoir trouvé un auteur plus complet dans la variété des thèmes qu’il aborde et le traitement qu’il en fait est à la fois philosophique, sociologique, anthropologique, et tout un tas d’autres mots en -ique.

Je me souviens, à la lecture de La Stratégie Ender, du soulagement de découvrir pareille œuvre après tant d’années de lecture, quand les livres me surprenant se faisaient rares. Je me souviens d’avoir fait traîner le quatrième tome du Cycle d’Ender car je refusais de le finir, n’ayant pas la suite disponible à lire de suite. Je me souviens de l’amour que j’ai éprouvé pour la saga d’Alvin qui aborde des sujets humanistes forts qui ont fait résonner une corde sensible en moi. Je me souviens d’avoir pleuré plusieurs fois, de ces larmes qu’on ne sent pas monter et qu’on ne découvre qu’une fois qu’elles ont roulé sur nos joues.

1 – Robin Hobb, Le Royaume des Anciens

R.Hobb-AssassinRoyal13tomes.jpgLes Royaumes des Anciens n’est pas une saga à proprement parler mais plutôt le rassemblement de trois sagas différentes qui évoluent dans le même monde (à la manière des romans de Bottero, sauf que lui n’a pas eu le temps de nous donner le Grand Nom de l’ensemble *dépit*). Et laisse-moi te dire que ça représente un sacré nombre de tomes en perspective si tu souhaites te lancer dans l’aventure :

  • L’Assassin Royal se divise en trois cycles de six tomes chacun, dont seul le dernier a en français eu droit à son nom propre, Le Fou et l’Assassin
  • Les Aventuriers de la Mer comporte neuf tomes
  • Les Cités des Anciens en regroupe huit.

Lorsque j’ai commencé l’ébauche de cet article, je venais de finir le dernière tome du Fou et l’Assassin, point d’orgue de L’Assassin Royal. Il est des livres qu’il est difficile de quitter une fois les derniers mots lus. Ceux de Robin Hobb en font définitivement partie. J’ai essuyé mes yeux après être restée absente plusieurs minutes, pétrie de douleur, de tristesse mais aussi d’une étrange joie.

Je me souviens de ces rêves dont je sortais en larmes à la fin de la lecture du deuxième cycle de L’Assassin Royal, persuadée que j’étais à l’époque que c’est la Fin, que je ne vivrais plus d’aventures avec ces personnages merveilleux, avant de découvrir les sagas parallèles et de pouvoir vivre une vraie clôture avec les tomes du Fou et l’Assassin. Je sais que s’il y a une carte d’univers merveilleux un jour accrochée à un de mes murs, ce sera celle des Royaumes des Anciens.

C’est LA Saga qui m’aura accompagnée de ma jeune adolescence à aujourd’hui. Des premiers tomes de L’Assassin Royal où l’on découvre le très jeune FitzChevalerie aux derniers où on le retrouve dans ses soixante et quelques années, en passant par des aventures marines et la renaissance d’une civilisation détruite, jamais mon intérêt n’a décru. Avec les sagas parallèles, la carte s’agrandit, on découvre de nouveaux pays, de nouvelles cultures. On ajuste son puzzle mental, on replace des pièces à l’évocation de tel ou tel fait qui se déroule ailleurs dans une autre saga.

Et, comme Orson Scott Card mais avec une apparence romancée plus légère, Robin Hobb est une autrice de génie. L’air de rien, elle aborde des thèmes sensibles qui m’ont fait énormément plaisir à lire comme le rapport à la sexualité dans l’adolescence (de mémoire avec un spectre un peu plus large dans les derniers tomes écrits) ou la parole de la femme.

As-tu lu certaines de ces sagas ou les connaissais-tu vaguement de nom ? Y en-t-il d’autres qui ont plus marqué ton parcours de lecteur·rice ? Quels sont les souvenirs qu’il t’en reste ?
Dis-moi tout dans les commentaires !

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