Kultur'Klub, La Chatte, Livres

Le Kultur’Klub #2 le 5e Art

Comme tu t’en es rendu·e compte, le blog a été un peu vide ces dernières semaines. De manière générale, on mettra ça sur le compte du taff. La Chouette avait du retard à rattraper dans le sien et moi… je déprimai dans le mien.

Mais ne t’inquiètes pas, cela va mieux aujourd’hui. J’ai terminé mon contrat fin mai avec une joie immense et je suis éligible à une aide Pôle-Emploi, je vais donc pouvoir me recentrer sur moi-même, mettre à plat certaines de mes idées et trouver, je l’espère, un travail d’appoint plus agréable à vivre et épanouissant pour payer ce qui est nécessaire. Mais en attendant, moi qui comptais faire du Kultur’Klub un article mensuel, voilà que je me retrouve dans la même situation que pour le premier numéro, c’est-à-dire avec énormément de matières à traiter. J’avais essayé de tenir l’article à jour petit à petit pour m’éviter trop de travail d’un coup mais, spoilers, je n’ai pas tenu sur la durée. Et maintenant, à la relecture de mon brouillon, j’ai un peu l’impression que je vais te laisser tomber une encyclopédie sur le crâne tant j’ai de choses à dire !

Résultat, j’ai réfléchi à comment te présenter tout ça. Pour tout dire, je ne suis pas bien sûre de réussir à tenir un article régulièrement, à des dates précises, surtout en balayant autant de domaines culturels. Évidemment, lorsque je suis active sur le blog, c’est plus facile car certains sujets ont droit à leur article perso mais je sais qu’il m’arrivera encore de laisser trainer. Il me faut donc une solution.

C’est donc armée de quelques feuilles de brouillon et d’un crayon que je me suis attaquée au problème et je pense l’avoir résolu. Bien sûr, il n’y a que la pratique qui nous dira ce que ça vaut, alors commençons donc. Comme tu as pu le voir dans la première édition, j’ai découpé mon article en utilisant la classification des arts et en la simplifiant (j’ai notamment rassemble sous le 5e art les romans et les bandes dessinées –  SHAME – ).

Cette nouvelle version, en test, sera donc trimestrielle : je vous parlerai de ce que j’ai vu, lu, écouté le trimestre précédent mais en étalant la publication le trimestre en cours. En clair, tout au long de l’été, je vous parlerai de mon parcours culturel du printemps. Le Kultur’Klub va donc être découpé en plusieurs articles. Si j’ai beaucoup de choses à dire sur un art en particulier, l’article lui sera réservé ; dans le cas contraire, je rassemblerai plusieurs arts épars ensemble (et non, c’est faux, je m’insurge, je ne pense pas du tout à la musique en ce moment même…)

Maintenant que tout est clair (je l’espère en tout cas !), commençons par….

le 5e Art
rassemble sous le terme de littérature, la poésie, les romans, tout ce qui se rattache à l’écriture. fixé depuis le début du XIX siècle par Hegel.


la nuit du renard

La nuit du renard – Mary Higgins Clark (1979)
Catégorie du ‘52 Reading Challenge‘ :
n°28. Un livre policier ou un thriller

Résumé  Le journaliste Steve Peterson milite pour la peine capitale. En effet, sa femme, Nina, a été assassinée quelques années plus tôt. Neil, leur fils, a assisté au crime. C’est un jeune homme du voisinage, Ronald Thompson, vu s’enfuyant du lieu du crime, qui a été arrêté, jugé et condamné. Il doit être exécuté dans quelques heures. Sa culpabilité semble établie, même aux yeux de Sharon Martin, une militante qui prône l’abolition de la peine capitale. Elle et Steve se sont rencontrés lors d’un débat télévisé et sont tombés amoureux l’un de l’autre. Ils tâchent de faire vivre leur amour en dépit de leur profonde divergence d’opinions. À quelques heures de l’exécution, alors que Sharon doit passer la soirée chez Steve pour garder Neil, tous deux se font enlever par un inconnu qui laisse un message signé « Renard ». Pour Steve, le cauchemar recommence

Cela fait des années que ce tout petit livre est dans ma bibliothèque. Il doit sûrement dater de ma période Agatha Christie (sur laquelle j’ai un peu forcée au point d’en faire une indigestion et de ne pas en avoir rouvert un seul depuis) mais il a réussi à m’échapper jusqu’à présent. Ce fut une excellente surprise. Des policiers, j’en ai lu beaucoup et, comme pour tout genre, on finit par acquérir des automatismes et voir venir les intrigues (c’est triste mais c’est comme ça). Généralement, tout l’intérêt vient du génie d’écriture de l’auteur·e et pour La nuit du renard, je n’ai pas été déçue. Plusieurs points de vue sont alternés mais le premier par lequel on commence, c’est celui d’un homme, de prime abord comme les autres, auquel il est facile de s’identifier, mais qui se révèlera être en réalité le coupable (ça te laisse un petit goût amer en bouche tout ça…). L’intrigue est simple mais efficace car malgré le manque de temps de repos, je ne me suis pas sentie prisonnière d’un rythme forcé (à la Total Recall – le retour). Je l’ai dévoré en deux jours (un dimanche et deux trajets de bus pour aller travailler quoi). Si tu aimes les policiers, je te le recommande fortement.


écoute le chant du vent.jpgÉcoute le chant du vent, suivi de Flipper, 1973 – Haruki Murakami (2016)
Catégorie du ‘52 Reading Challenge‘ :
n°24. Un livre dont le titre est une phrase complète

Résumé  En plein été, au bord de la mer, non loin de Tokyo, le narrateur, un jeune étudiant en biologie de vingt-et-un ans philosophe quotidiennement avec son ami, surnommé le Rat, au comptoir du J’s Bar, en buvant des bières

Il y a des auteur·e·s pour lesquel·le·s mon amour est assez gigantesque, si bien que je finis par céder à ma collectionnite aigüe et que j’en achète tous les livres. Haruki Murakami fait partie de celleux-là et, contrairement à Grangé (au pif), il ne m’a toujours pas déçue. Autant te dire que lorsque je suis entrée dans une librairie avec mon amie Crevette pour tomber sur le combo « dernier roman-premiers écrits », moi qui avais juré de ne plus acheter de livres, j’ai refoulé toutes mes promesses. C’est avec un peu d’appréhension que je l’ai entamé. Il rassemble ses deux premiers écrits, ceux qui l’ont lancé de son aventure littéraire, avant la publication de celui qu’il voit comme son premier roman, La course au mouton sauvage. Et bien… c’est déjà du Murakami. Dingue, non ? Après tout, il n’est pas toujours évident de retrouver le style d’un auteur dans ses premiers écrits. Et pourtant. La magie absurde et irréelle de la réalité est déjà présente, le voile fin que traversent beaucoup de ses personnages par la suite est déjà tendu, frôlé. D’ailleurs, Murakami parle de son processus de travail dans la préface (jamais préface n’aura été si intéressante à lire). De cette lecture, je suis ressortie adoucie et nostalgique, à deux doigts de replonger dans toute sa bibliographie.


la sorcière de portobello.jpgLa sorcière de Portobello – Paulo Coelho (2007)
Catégorie du ‘52 Reading Challenge‘ :
n°42. Un livre dont le nom de l’auteur·e tient en six lettres

Résumé  Après la naissance de son fils, abandonnée par son mari, Athéna décide de partir à la recherche de sa mère biologique, une tsigane du nom de Liliana, qui vivrait en Roumanie. Durant ce voyage initiatique, raconté plus tard par ceux qui l’ont connue, elle deviendra la Sorcière de Portobello, une femme mystérieuse aux pouvoirs étranges

Coelho, c’est ma rencontre avec le mystique, celui qui fait du bien, qui te donne envie d’aimer, d’ouvrir les bras à tout le monde, quitte à ressortir complètement couturé·e. L’alchimiste, Veronika décide de mourir et Onze minutes sont, parmi tous ceux que j’ai lu, ceux qui m’ont le plus marquée. Et puis j’ai lu Brida. Que j’ai détesté. Je l’ai acheté dans une période où je ne lisais absolument plus, ce qui ne m’empêchait pas de continuer à acheter des livres. Résultat, lorsque je suis ressortie dégoûtée de sa lecture et que mes yeux se sont posés sur les deux autres ouvrages du même auteur que stockait ma bibliothèque, je me suis tâtée à les faire partir tous les trois pour Emmaüs. Je suis aujourd’hui bien heureuse de n’en avoir rien fait. Car La sorcière de Portobello tombait à pic. Je l’ai sorti des rayonnages au petit matin, à peine levée, juste avant d’activer le mode routine du matin pour partir au travail. Il me fallait mon livre pour mes trajets en bus et je n’avais pas pris le temps de le choisir la veille. J’ai tendu la main, j’en ai attrapé un au hasard, et le hasard a bien fait les choses. Sous forme de témoignages, on retrace peu à peu la vie d’Athéna, jeune femme qui bouleverse la vie de ceux qui s’approchent d’elle par sa vision du monde. Dans ce début de mois à l’image de ma fin mars, déprimée, en pleine remise en question, ce livre m’a donné de l’espoir, de l’envie. M’a galvanisé pour reprendre les projets que je repousse parce que « c’est trop difficile, c’est trop compliqué, je n’en serai pas capable ».


le papillon des étoiles.jpgLe papillon des étoiles – Bernard Werber (2006)
Catégorie du ‘52 Reading Challenge‘ :
n°20. Un livre que tu possèdes mais n’a jamais lu

Résumé  Dégoûté par l’humanité et la certitude que celle-ci court à son auto-destruction, Yves Kramer, chef du département « innovations et perspectives » de l’Agence spatiale, décide de s’enfuir en construisant un immense voilier solaire nommé Papillon des étoiles, basé sur le principe de la propulsion photonique. Aidé par Élisabeth Malory, une navigatrice de renom qu’il a percutée en voiture, causant sa paralysie, et par Gabriel Mac Namarra, un riche investisseur un peu zélé, il prévoit d’embarquer 144 000 personnes à bord, pour un voyage d’un millénaire, afin d’atteindre une exoplanète vivable

Je m’étais lassée de Werber et de son écriture trop simple, pourtant, comme pour les Coelho j’ai continué d’en acheter, ou bien on m’en a offert. J’ai de bons souvenirs d’anciennes lectures, notamment Les Thanatonautes et L’Encyclopédie du savoir relatif et absolu, légers mais agréables à lire. La première partie du roman me plaisait bien, on y retrouvait toute la réflexion autour de la logistique de ce projet fou puis de la mise en place d’une nouvelle société une fois le voilier solaire en partance pour les étoiles. Mais la seconde partie a très vite ruiné l’ambiance. Werber expédie les générations et leurs problèmes en quelques chapitres pour se concentrer sur l’effectif atterrissage du couple rescapé. Et à partir de là, c’est du gavage sans subtilité pour amener la naissance d’une nouvelle humanité basé sur nos bons vieux principes chrétiens. Lourd.


Et pour terminer, voici une petite liste des autres lectures du trimestre sur lesquelles je n’ai pas spécialement de choses à dire. Je me contenterai de faire apparaître leur place dans le challenge lecture en cours s’ils en ont une ainsi qu’un petit indice de notation tout à fait subjectif, représenté ainsi :  livre que j’ai aimé (★) – qui m’a laissé indifférente (─) – que je n’ai pas aimé (☆).

library of soulsLibrary of Souls de Ransom Riggs (2015) (★)
Catégorie du ‘52 Reading Challenge‘ :
n°33. Un livre lu dans une langue étrangère

substance mortSubstance Mort de Philips K. Dick (1978) ()
Catégorie du ‘52 Reading Challenge‘ :
n°34. Un livre de science-fiction

la malédiction d'old havenLa malédiction d’Old Haven de Fabrice Colin (2007) ()
Catégorie du ‘52 Reading Challenge‘ :
n°01. Un livre d’un·e auteur·e jamais lu·e

A rebrousse-tempsÀ rebrousse-temps de Philip K. Dick (1968) (★)
Catégorie du ‘52 Reading Challenge‘ :
n°38. Un livre dont le temps est un élément du titre

l'hiverrierL’Hiverrier de Terry Pratchett (2009) (★)
Catégorie du ‘52 Reading Challenge‘ :
n°29. Un livre à l’atmosphère froide

andréas, le retourAndréas, le retour de Christian Lehmann (2005) (★)
Catégorie du ‘52 Reading Challenge‘ :
n°44. Un livre dont le titre contient un prénom

mais tu ne m'avais jamais dit çaMais tu ne m’avais jamais dit ça ! de Carolle et Serge Vidal-Graf (1999) ()
Catégorie du ‘52 Reading Challenge‘ :
n°50. Un livre de développement personnel

 


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