Bulles, Cinéma, Jeux Vidéo, Kultur'Klub, La Chatte, Livres, Séries

Le Kultur’Klub #01

Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme. Le renouveau du printemps voit aujourd’hui naître une nouvelle chronique.

Ou plutôt renaître, car elle prend la place du Challenge Culturel (dont tu peux retrouver une version ici), relégué aux oubliettes depuis des mois. Pour les nouveaux·elles, le Challenge Culturel était un défi que je me lançais chaque mois de découvrir (lire, voir, jouer et écouter) un certain nombre d’œuvres puis d’en parler, plus ou moins brièvement. Cela faisait un an et demi que je m’y tenais mais son format a fini par me lasser. Son principal défaut était que je m’imposais des œuvres, ce qui n’est jamais une bonne idée. Évidemment, si je les avais choisies, c’est parce qu’elles me plaisaient mais à chaque écart, au lieu de savourer ma découverte, je culpabilisais de dévier de mes « suggestions ». Il était donc temps de réinventer le Challenge. Je l’ai abandonné le temps d’en mûrir une nouvelle version. La Chouette m’a relancée en en trouvant le titre. J’inaugure donc
Le Kultur'Klub - logo

(oui, tu le savais déjà, parce que le titre, duh. Mais laisse-moi en enjoy mon effet >.<)

À l’instar du Cursivatorium de la Chouette dans lequel elle revient sur ses lectures du mois, je vais dresser un bilan de mes avancées culturelles sur le même plan squelette que feu le Challenge : lectures (livres et bulles), visionnages (grand et petit écran), jeux vidéo, musiques mais également, petite nouveauté, sorties culturelles. Je m’étendrai sur certaines d’entre elles, que ce soit pour t’en rapprocher ou t’en prévenir, à l’exception bien sûr de celles qui auront déjà eu droit à leur article perso, vers lequel je te renverrai.

Étant donné qu’il m’a fallu trois mois pour m’atteler à cette chronique, tu te doutes qu’elle va être bien remplie. Je passerai peut-être un peu rapidement sur mes découvertes cette fois-ci, mais le rythme étant voué à devenir mensuel, j’aurai plus de temps (et de place) pour m’étendre la prochaine fois. Sans attendre, récapitulons !

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Rouge rubis – Bleu saphir – Vert émeraude – Le maître d’escrime
L’épée de la providence – Le sang des elfes – Le temps du Mépris
Le Baptême de feu – La tour de l’Hirondelle – La Dame du lac
Le manuscrit proscrit de Nur Jahan – Vingt mille lieux sous les mers

 

Ce premier trimestre m’a vu lire pas moins de douze livres, ce qui veut dire que techniquement, je suis à jour pour le ‘52 Reading Challenge‘. Enfin, si on oublie que sept d’entre eux n’entrent dans aucune de mes catégories.

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Rouge rubis, la trilogie des gemmes I - Kerstin GierLa trilogie des gemmes de Kerstin Gier raconte l’histoire de Gwendolyn, une lycéenne londonienne, en apparence ordinaire mais qui va découvrir un lourd secret de famille. Elle va ainsi expérimenter le voyage dans le temps grâce à un don qu’elle possède.

J’ai découvert cette trilogie par ses adaptations cinématographiques qui m’ont suffisamment intéressée pour que je me lance dans leur lecture. Enfin, je tenais surtout à savoir le mot de la fin car je n’ai pas encore réussi à mettre la main sur le dernier volet en version originale. Mais, si j’avais réussi à passer par-dessus l’histoire d’amour niaise dans les films, ça n’a pas du tout été le cas dans les romans. Je les ai trouvés assez plats, sans style d’écriture, complètement centrés sur l’histoire d’amour « compliquée » sans chercher à s’attarder sur les contextes historiques.

Catégories validées pour le ‘52 Reading Challenge‘ :
n°03. Un livre comportant le nom d’une pierre –  #1 Rouge Rubis
n°19. Un livre dont le titre commence par B – #2 Bleu Saphir
n°17. Un livre dont le titre parle de couleur
 – #3 Vert émeraude


Le maître d'escrime - Arturo Pérez-Reverte

Le maître d’escrime d’Arturo Pérez-Reverte est un roman policier historique dont l’action se situe dans l’Espagne de la deuxième moitié du XIXe siècle, et raconte l’étrange rencontre entre Don Jaime Astarloa, maître d’escrime de la vieille école et Adela de Otero, une jeune femme mystérieuse qui insiste pour apprendre la botte qu’il a inventée.

Lu juste après La trilogie des gemmes, j’ai eu la satisfaction d’enfin trouver une certaine épaisseur historique, nécessaire à l’installation de l’histoire. Sinon, en termes de récit policier, pas de surprise dans le scénario, c’est assez basique mais ça fonctionne grâce à un bon style d’écriture. Le principal bon point va à l’écriture d’un personnage féminin complexe, même si on assiste tout de même à l’éternelle séparation entre les femmes dites superficielles et les autres.

Catégorie validée pour le ‘52 Reading Challenge‘ :
n°08. Un livre que ma mère aime


L'épée de la providence - SorceleurLa Saga du Sorceleur d’Andrzej Sapowski est une série littéraire fantasy qui retrace la vie et les aventures de Geralt de Riv.

La Chouette s’était lancée dans sa lecture l’année dernière et en avait parlé dans la première édition du ‘52 Reading Challenge‘, et cela avait achevé de me donner envie. Car il faut savoir que la saga a notamment eu un très gros succès suite à son adaptation en jeu vidéo sous le nom de The Witcher. Le Chat en étant un fan incontesté, il me fallait donc les lire avant de pouvoir m’attaquer aux jeux. Contrairement à beaucoup de livres de fantasy, j’ai trouvé très agréable la place faite à l’histoire politique du monde dans lequel on évolue. Si quelques passages dans les premiers tomes (peu développés parce que sous format de petites histoires courtes racontées uniquement du point de vue de Geralt), ont fait grogner la féministe en moi, je me suis rendu compte avec les tomes suivants (du trois au sept, dans la dernière numérotation de Bragelonne) qu’il y avait beaucoup de critiques féministes sous-jacentes. Il m’aura juste fallu attendre d’enfin avoir accès au point de vue des personnages féminins.
C’est à cause de cette saga que mes statistiques challengesques sont plombées ! Sur les sept romans que j’ai lu (qui représentent pratiquement toute la saga), un seul d’entre eux est entré dans une de mes catégories.

Catégorie validée pour le ‘52 Reading Challenge‘ :
n°22. Un recueil de nouvelles – #2 L’épée de la providence


Le manuscrit proscrit de Nur Jahan - Cécilia CorreiaLe manuscrit proscrit de Nur Jahan de Cécilia Correia se propose comme une romance historique, bien que certains faits, personnages et lieux soient fictifs. L’histoire prend place en 1835 et on y suit le personnage de Jude, jeune femme britannique qui suit en Inde son oncle, naturaliste, pour ses recherches. Dès ses premiers jours en Inde, elle se retrouve irrésistiblement attirée par un mystérieux manuscrit qui ne semble vouloir livrer ses secrets qu’à elle seule. À sa lecture, ses nuits se trouvent envahies par un djinn luxurieux qui lui fait découvrir les plaisirs charnels. Jusqu’à ce qu’elle arrive au Raijapur et fasse la rencontre de son maharadja tout aussi mystérieux.

C’est le dernier livre que j’ai lu ce trimestre et c’est une déception. Il s’agit du livre de ma KUBE de novembre 2017 et le thème que j’avais choisi était l’érotisme. Alors oui, des scènes érotiques, il y en a, sous forme de longues descriptions langoureuses d’un plaisir parfait, complètement fantasmé. Mais c’est plutôt néant sur le reste. Si le postulat de départ était intéressant et me rappelait un peu Le maître d’escrime (une femme qui refuse de se plier à ce qu’on attend d’elle à l’époque, qui pratique l’escrime et le combat rapproché), ça s’est arrêté là. Très vite, on bascule dans un schéma type Arlequin (et je ne te parle pas des bonbons) où la jeune ingénue va rencontrer un homme expérimenté, beau à se damner mais ‘dangereux’. Les clichés s’enchaînent et banalisent de trop des comportements abusifs qu’on cherche a dénoncer aujourd’hui mais qui ont encore bien trop la côte parce que « les filles aiment les bad boys ». Résultat, lorsqu’il énonce clairement de vive voix qu’il ne la forcera pas à l’acte, c’est trop tard, on y croit plus. Ce n’est pas comme s’il passait son temps à la stalker et à chercher à la contraindre verbalement après tout. Et le plus gerbant, c’est que l’histoire se termine sur un happy ending des plus clichés et chiants.

Catégorie validée pour le ‘52 Reading Challenge‘ :
n°11. Un livre qui se déroule dans le passé

Kaamelott t.6 & t.7 – Chi, une vie de chat t.10 à 12 – The Wake
Je reviendrai vous voir – Les Enfants de la mer t.1 à 5
L’attaque des titans t.4 à 20 – Dédales t.1 & t.2 – Reversal t.1 & t.2

Kaikisen – Dans un recoin de ce monde t.1 & t.2

 

Parlons maintenant bulles. Sous cette appellation poétique, tu retrouveras donc de la bande dessinée franco-belge mais également des comics et des mangas. Et ce trimestre, j’ai principalement jeté mon dévolu sur ces derniers.

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L'attaque des titansL’attaque des titans (24 tomes – en cours) de Hajime Isayama raconte le combat mené par l’Humanité, retranchée derrière de hautes murailles depuis plus de cent ans, pour reconquérir sa liberté face à de gigantesques créatures dévoreuses d’humains, les Titans. On suit principalement Eren Jäger et ses compagnons dans leur lutte pour la reconquête des territoires perdus, la survie de l’humanité mais aussi l’élucidation du mystère que sont les Titans.

Avant ces derniers mois, la culture japonaise passait à travers  plusieurs filtres avant de me parvenir, généralement ceux de Sestra. Tout ce qu’elle m’a conseillé jusqu’à présent a fait mouche et L’attaque des titans en fait partie. Seulement voilà : ni l’animé ni le manga ne sont terminés, ce qui provoque chez moi une profonde frustration (et une irrépressible envie de mordre tous ceux qui font de la rétention sur les derniers tomes parus de la médiathèque).


dédalesDédales (2 tomes – terminé) de Takamishi parle de l’envers du monde. Deux jeunes femmes y « tombent » par inadvertance et doivent en élucider les mystères pour survivre et retrouver leur monde.

Ça faisait plusieurs fois que je voyais sa couverture à la médiathèque alors j’ai fini par le prendre. Et je n’en suis pas ressortie déçue. Les deux héroïnes ont des caractères bien trempés et malgré la situation étrange dans laquelle elles se trouvent, évoluent avec logique dans ce nouveau monde. Chose assez rarement évoquée pour que cela mérite d’être précisé, toutes deux travaillent dans le monde du jeu vidéo, ce qui aura un impact sur leur approche de l’Envers. Beaucoup de sujets sont abordés avec intelligence (les jeux vidéos, le rapport au corps, l’intégration dans la société actuelle). Bref, je t’en recommande la lecture, j’ai adoré.


Dans un recoin de ce mondeDans un recoin de ce monde (2 tomes – terminé) de Fumiyo Kouno retrace, année après année, sous la forme d’anecdotes rapides, le quotidien d’une famille vivant proche de Hiroshima lors de la Seconde guerre Mondiale.

Je voulais en lire le manga avant d’en voir le long-métrage d’animation sorti en 2016. J’ai trouvé très intéressant le postulat de départ de la mangaka qui voulait retranscrire la vie de tous les jours et les préoccupations des gens de l’époque. On côtoie les traditions, on effleure les craintes, les peurs et les angoisses de ceux qui ont vécu l’horreur, mais avec cette pudeur toute japonaise (alors que le trauma est encore de très grande importance, il  n’y a qu’à voir le nombre d’œuvres qui ont été inspirées par les bombardements).

le 7e Art

Bonnie et Clyde (1967) – L’intelligence des arbres  (2017)
Arrietty et le petit monde des chapardeurs (2010) – Inferno (2016)
Cheval de guerre (2011) – Zéro phyto 100% bio (2018)
Jumanji : Bienvenue dans la jungle (2017) – La Belle et la Bête (2017)
Kingsman : Le Cercle d’or (2017) – Black Panther (2018)
La Momie (2017) – La Dame de fer (2011) – La Forme de l’eau (2018)
Les Aristochats (1970) – Mary et la fleur de sorcière (2017) – Coco (2017)

 

Tu retrouveras sous mon étiquette « grand écran » tant des films que des documentaires, des récents ou des plus vieux, en couleurs ou en noir et blanc, avec ou sans son. Par contre, je ne te garantis pas les avoir vus sur un grand écran (autre que celui de la grande télé du Chat mais qui reste ridiculement petite en comparaison) !

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Bonnie et Clyde (1967)

Bonnie et Clyde  est un biopic sur ce célèbre couple de criminels qui sillonna les États-Unis en braquant des banques. On y suit les protagonistes de leur rencontre à leur fin.

J’ai apprécié ce film de gangster à l’ancienne, sans le côté magistral qu’on retrouve tout le temps dans les productions récentes. Ça sent l’époque : peu d’armes à feu, peu de voitures, un climat assez rural. J’ai également beaucoup aimé que Bonnie soit maîtresse de ses envies sexuelles (elle est celle qui demande et initie) quand Clyde semble de prime abord asexué (j’aurai bien aimé que ça reste comme ça mais non, dommage), réticent au passage à l’acte.

Catégorie validée pour le ‘52 Movie Challenge‘ :
n°21
. Un film des années 60


L'intelligence des arbres (2017)Adapté d’un livre qui a été extrêmement bien vendu, L’intelligence des arbres traite des nouvelles connaissances qu’on a observé chez les arbres et les interactions qu’ils ont entre eux. De mon point de vue, c’était assez simpliste et très anthropomorphique, mais je n’oublie pas que j’ai déjà beaucoup de connaissances sur le monde végétal suite à ma formation et mes années de maraîchage. Mais si je devais te conseiller de regarder un documentaire sur le sujet, privilégie Les Trésors Cachés des Plantes, bien plus court mais également bien plus intéressant à mes yeux.


Inferno (2016)Inferno est le quatrième volet des aventures de Robert Langdon. Ce dernier, après s’être réveillé à l’hôpital et sans souvenirs de ses dernières journées, retrace son parcours afin de déjouer un complot international visant l’humanité toute entière.

Même si je ne trouve pas grand chose à la plume de Dan Brown, j’aime bien lire ses romans, ce sont des lectures rapides et sans prise de tête que j’apprécie. Leur adaptation leur ressemblait un peu, jusqu’à celle-ci. Je ne sais pas ce qui a changé mais quelque chose a complètement dérapé au point que la fin n’a plus rien à voir avec celle du roman alors qu’elle était plutôt intéressante. Au lieu de ça, ils se sont contentés d’un bête « on a sauvé le monde, ouais » sans expliquer quoi que ce soit.

Catégorie validée pour le ‘52 Movie Challenge‘ :
14. Un film qui a reçu de mauvaises critiques


Black Panther (2018)Black Panther prend place après les événements racontés dans Captain America : Civil War. Si ça ne te dit rien, ce n’est pas très grave, le film n’a pas vraiment besoin du contexte pour être appréhendé. T’Challa, après la mort de son père, revient chez lui prendre sa place sur le trône du Wakanda, une nation africaine technologiquement très avancée, ainsi que le rôle de Black Panther. Mais lorsqu’un ennemi inattendu resurgit, T’Challa est mis à rude épreuve, aussi bien en tant que souverain qu’en tant que super-héros, en devant faire face aux erreurs du passé.

Bien que restant un film dans la digne lignée des Marvel (entendre par là « scénario basique compensé par une immensité d’effets spéciaux et un humour plus ou moins de bon aloi »), Black Panther est un film intéressant sur plusieurs points. D’abord, par le casting évidemment (non mais sérieusement ! tu l’as vu, le cast ?), mais aussi par le message que cherche à transmettre le film. Moins manichéen que dans les autres opus, le film s’appuie sur des faits d’actualité, s’approchant ainsi plus de l’idée que j’avais de certains comics qui servaient à propager l’idéologie de l’époque. On se retrouve donc avec un Marvel plus sérieux, ce qui ne fut pas pour me déplaire. Il faut encourager ce genre d’initiative !


Cheval de guerre (2011)Cheval de guerre raconte l’amitié exceptionnelle qui unit un jeune homme et le cheval qu’il a dressé. Séparés au début de la Première Guerre Mondiale, l’histoire suit en parallèle l’extraordinaire périple du cheval, qui transformera la vie de tous ceux qu’il croisera, et le chemin de son maître qui fera tout pour le retrouver.

Je ne sais pas ce que devient Spielberg en ce moment mais je crois qu’il est temps qu’il arrête (surtout avec les échos que j’ai sur Ready Player One). Ce film est complètement vide de toute substance. Alors certes, il est très beau et maîtrisé au pixel près, mais je le dirai et redirai encore, ça ne suffit pas à faire un film ! Pour moi, tout y a été laborieux : les personnages sont vides et insipides, il est difficile de s’attacher à un animal non doué de parole, les allemands parlent en anglais avec un accent ridicule, résultat, tout paraît factice, forcé. Sincèrement, si tu veux voir un film avec un cheval qui envoie, je te conseille de regarder Spirit, l’étalon des plaines. Parce que Cheval de guerre, c’est Spirit mais en nul.

Catégorie validée pour le ‘52 Movie Challenge‘ :
n°17. Un film de Steven Spielberg

American Horror Story S07 – Fate stay/night – Unlimited Blade Works – Fate Aprocrypha – One Punch Man – Mob Psycho 100 – X-Files S01-02-03

 

De mon humble avis, en 2017, je regardais trop de séries. D’abord parce que j’avais beaucoup de temps libre, mais surtout parce que je ne savais pas quoi faire de moi-même. Pour 2018, j’essaie de réduire la cadence en augmentant la qualité, ce qui dépend un peu de mon humeur du moment et de mes activités (j’aime bien lancer une série facile à suivre dans son intrigue en fond quand je me livre à d’autres activités proche de la télé).

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The X-FilesThe X-Files (1993-2018 – en cours) raconte la recherche de vérité de deux agents du FBI chargés d’enquêter sur les dossiers non résolus, appelés « X-files » qui sont, la plupart du temps, des affaires où le paranormal entre en jeu.

J’aime bien regarder les vieilles séries pour plusieurs raisons. Premièrement, parce qu’à l’époque, les séries, c’était vraiment des épisodes qui se ressemblent tous, construits de la même manière (il y en a encore aujourd’hui et la qualité n’est pas franchement au rendez-vous la plupart du temps). Résultat, la majorité du temps, il est difficile d’être pris par surprise à son visionnage, ce qui en fait d’excellents fonds sonores en parallèle d’autres activités (crafter un meuble en carton, mettre à jour mon BuJo, ce genre de choses). Deuxièmement parce que j’adore croiser des acteur·rice·s qui sont généralement très connu·e·s aujourd’hui (même si tu n’as pas toujours leur nom sur la langue) mais qui débutaient à ce moment-là et surtout… qui étaient hyper jeunes ! C’en est choquant de ravissement. Troisièmement, elles permettent d’avoir un accès rapide à énormément de données : avancées technologiques, sociétales, tu peux tout retrouver à l’intérieur.
Avec X-Files, ce qui me plait, c’est l’évolution des effets spéciaux, le mélange savoureux de théories complotistes, vies extraterrestres et légendes de toute civilisation, et Gillian Anderson (je l’aime).


Fate ApocryphaFate Apocrypha (2017 – terminé) se déroule dans un monde parallèle à celui d’origine de Fate/stay night. La Maison des Einzbern y a invoqué Ruler plutôt qu’Avenger dans la Troisième Guerre Sainte du Graal et ce dernier a été retiré de la ville de Fuyuki pour être envoyé en Roumanie après la guerre. Deux factions s’opposent alors, les Rouges et les Noirs, et invoquent chacune sept Servants en plus d’un servant spécial, de classe Ruler, en tant que médiateur de la Guerre Sainte.

NE LE REGARDE PAS. NE PERDS PAS TON TEMPS AVEC. FUIS.
Fate/stay night n’est pas un anime qui m’a profondément marquée mais j’avais apprécié en regarder le prologue (Fate/Zero), la série d’origine de 2006 et son deuxième arc (Unlimited Blade Works). Dans Apocrypha, on recycle une nouvelle fois le matériel d’origine mais on crache dessus. Les règles préalablement établies sont massacrées et changent au gré des Deus Ex Machina du scénario, si on peut encore le qualifier ainsi. Les héros sont trop nombreux, beaucoup ne sont donc que des coquilles vides auxquelles on ne peut s’attacher, ceux sur lesquels on s’attarde sont insipides et ceux qu’on voudrait voir n’ont que très peu de temps d’apparition à l’écran. Le dessin pâtit d’une comparaison forcée à Fate/Zero et UBW et l’action pour laquelle il semble réputé est en réalité complètement bouffée par de longues scènes de blabla inutiles et redondantes qui s’étiiiiiiiiiiiiiiiirent à n’en plus finir.


One Punch Man

One punch Man (2015 – en cours) raconte l’histoire de Saitama, super-héros capable de terrasser tous ses adversaires d’un seul et unique coup de poing. Extraordinaire ! Pourtant, personne ne semble remarquer son incroyable capacité et lui-même est blasé car les combats de lui procurent plus aucune adrénaline. Suite aux exhortations de Genos, son ami et discipline cyborg de son état, il finit par s’inscrire au registre des super-héros.

Mob Psycho 100Mob Psycho 100 (2016 – en cours) suit Kageyama Shigeo, un élève de quatrième possédant des pouvoirs psychiques d’une grande puissance. Cependant, il se refuse à exercer ses capacités en public (mais apporte tout de même son aide à son mentor, un charlatan se faisant passer pour un médium), tout en tentant de vivre comme les humains « normaux » et rêve de se rapprocher d’une fille de son lycée, Tsubomi.

One Punch Man et Mob Psycho 100, ce sont deux œuvres nées des petits doigts de ONE, un amateur qui s’est lancé sur le Web. Il a eu un succès fou et son premier manga a été réadapté sous la plume de Yusuke Murata avant d’être porté en animé. Grâce à l’immense succès qu’a connu OPM sous toutes ses formes, ONE a pu ensuite faire la même chose pour MP100 mais en conservant son style propre cette fois-ci. L’ensemble est très frais et surtout extrêmement drôle. ONE joue avec les clichés de genre avec brio et son style (très amateur il est vrai, ça peut en rebuter certain·e·s) accentue cette volonté de tourner en dérision certains poncifs. Je te recommande vivement de les lire ou regarder (comme souvent, l’adaptation d’un format à un autre est très fidèle) !

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Dishonored 2 – Dishonored : La mort de l’Outsider
Life is Strange : Before the Storm

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Dans le Challenge Culturel de décembre, je t’avais déjà parlé de Dishonored. Eh bien, j’ai continué sur ma lancée et j’ai terminé Dishonored 2 et Dishonored : la mort de l’Outsider (désolée pour le spoil du titre, mais même en anglais, ils ont rien trouvé de mieux). Et je suis restée tout aussi amoureuse. Le lore est tellement prenant que je pense vraiment mettre la main sur des artbooks, comics ou romans pour prolonger mon expérience. Dans Dishonored 2, on découvre une nouvelle partie du monde mis en place en parcourant les rues de Karnaca. Avec La mort de l’Outsider, le jeu a su se renouveler en changeant non pas les pouvoirs car ils ont en somme le même résultat, mais leur exécution, nous révélant qu’il pourrait y avoir autant de pouvoirs que d’élu·e·s possibles. Et si on touchait dans cet opus au mythe même du jeu, ça a été fait de manière suffisamment intelligente pour que je n’ai pas la sensation de me faire déposséder de quoi que ce soit et je n’ai pas été déçue par la fin proposée. Mon seul regret est de ne pas pouvoir parcourir le monde de Dishonored en open world, il y aurait tant de choses à découvrir !
Je me suis également lancée dans Life is Strange : Before the Storm, avec pas mal d’appréhension, je te l’avoue. Mais un article est en préparation sur le sujet, aussi ne t’en dis-je pas plus !

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Niveau musical, pas de découverte particulière, et je te le dis tout de suite, ce sera sûrement le pan culturel dont tu entendras le moins parler dans les Kultur’Klub.

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Il est temps maintenant d’inaugurer cette nouvelle catégorie ! Je t’ai déjà parlé de mon expérimentation de la Lyon ESport mais j’ai également fait une sortie au musée de Valence.

Au départ, je visais ce que je croyais être une exposition sur les créatures fantastiques et chimériques présentée dans l’article où je l’ai découverte sous la forme d’un cabinet de curiosité. Il s’est avéré que c’était en fait une conférence et qu’elle affichait complet lorsque nous sommes arrivés à l’accueil. Au final, j’ai donc fait découvrir au Chat le musée de sa propre ville. Nous nous sommes baladés parmi les expositions permanentes jusqu’à la fermeture. Je m’excuse d’avance pour la qualité des photos, je n’étais pas sûre que je pourrais entrer dans le musée avec le Nikon (et en fait, j’aurais pu).
En vrac, on a suivi une étude sur les difformités génétiques de marmottes en peluche, on a découvert de magnifiques meubles marquetés, on a pu constater qu’il n’y a rien de plus glauque qu’un mammifère empaillé alors que les oiseaux, ça passe mieux, on a suivi le parcours archéologique de la ville de Valence et enfin appris pourquoi on appelle les habitant.e.s de Valence les ValenTinois.e.s (parce que Valentia qui, en latin, signifie nom La Vaillante, La Vigoureuse), on a observé un volume magnifique de l’encyclopédie de Diderot et D’Alembert avec le regret de ne pouvoir en feuilleter les pages (il était sous glace évidemment), et on a cherché les petites scénettes dissimulées dans les murs qui ont ravivé mon caractère enfantin en un clin d’œil.

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Voilà, je vient de dérouler sous tes yeux un trimestre entier de culture ! J’espère que ce n’était ni trop long (ça, je sais qu’en vrai, ça l’était) ni trop rébarbatif (mais là, je croise les doigts). Je te retrouve dans un mois pour le prochain Kultur’Klub qui, avec le format mensuel, devrait devenir bien plus digeste, c’est promis !

LaChatte

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