Ecologie, La Chatte, Zéro Déchet

Ma (future) vie Zéro Déchet

Il est temps que je te parle ‘résolution’.

Alors attention, rien à voir avec les fameuses « bonnes résolutions ». Tu sais, celles qu’on tente de lister à chaque début d’année, ces promesses peu originales et souvent creuses que l’on essaie de tenir en sachant pertinemment que cela n’arrivera pas. Non, je te parle plutôt d’un engagement.

Après avoir vécu dans une maison en pleine campagne (même si l’autoroute passait à 100m), je me retrouve en appartement. Tu imagines bien que cela change un peu le mode de vie et les habitudes qui allaient avec.

Avant, tous les déchets organiques générés par une cuisine maison intensive étaient donnés aux cochons et aux poules et tout ce qui pouvait être acheté en vrac l’était. La plupart des légumes étaient produits au jardin et de nombreuses conserves étaient faites au cours de l’année pour prolonger sur nos papilles le bon goût de la tomate gorgée de soleil. Cela fait un an maintenant que je suis installée à Valence. Un an que je suis à nouveau en appartement donc, avec un mode de vie citadin. Si j’apprécie ce retour urbain (pour la proximité de la médiathèque, du cinéma, des magasins bio…), j’ai laissé derrière moi beaucoup de ces choses qui me tenaient à cœur.


Tu as dû en avoir un aperçu avec mon article sur les poubelles, les déchets sont pour moi un sujet sensible. On en crée à tour de bras sans réfléchir, on en jette tout le temps et partout, certains cerveaux malsains ont même redoublé d’ingéniosité pour imaginer les choses les plus absurdes, histoire d’en générer toujours plus (en attestent ces suremballages complètement magiques de bananes ou d’oranges. Sérieusement.).

Alors cette année, ma résolution, mon engagement, sera de tendre au zéro déchet. Tendre, je dis bien, parce qu’il est difficile de faire disparaître certaines choses de nos jours mais aussi parce que le Coloc n’est pas engagé dans cette mouvance (ce sera un autre défi que de l’amener à en considérer la question).

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Dans cette optique de réduction des déchets donc, je me suis offert à Noël l’ouvrage Famille (presque) Zéro Déchet – Ze Guide de Jérémie Pichon et Bénédicte Moret, chez Thierry Souccar Éditions. Sorti en 2016, il se donne comme objectif de nous aiguiller sur ce nouveau chemin pour nous aider à tendre à notre tour au zéro déchet. L’avantage, c’est que ce ne sont pas des conseils théoriques mais bien pratiques, expérimentés par leur famille de quatre personne (deux adultes et deux enfants). Au programme, différents angles d’attaque, comme les courses (nerf de la guerre), la cuisine, les cosmétiques, les enfants, les fêtes…

Bref. Le Zéro Déchet (ZD pour les intimes), qu’est-ce que c’est donc que c’te chose-là ?

Non, ce n’est pas revenir à la bougie ou à l’âge de pierre comme certain·e·s pourraient s’empresser de rétorquer. Non, c’est un mode de vie qui s’applique à réduire la quantité de déchets produits et consommés. C’est également un acte citoyen, une action politique. « Oui mais moi, la politique… » Shhhh. La politique, elle n’est pas réservée aux politicien·ne·s, au contraire. Une des plus grosses erreurs que l’on ait pu faire est d’avoir concentré entre leurs mains cet immense pouvoir. Mais ça, c’est une autre histoire.

Je commence à peine l’ouvrage, tu t’imagines bien que ça ne se dévore pas comme un Harry Potter, mais il y a déjà plusieurs préceptes que j’ai repéré car j’essaie de les appliquer ces derniers mois.

D’abord le tri (non pas le sélectif, cette magnifique lapalissade, mais t’inquiète, on y reviendra).

Il est essentiel de déterminer ce dont on a réellement besoin. Personnellement, j’ai attaqué par les fringues lors de mon déménagement. Entre celles que j’avais achetées parce que je les trouvais jolies mais que je n’avais jamais portées, celles que je gardais par nostalgie, celles que je ne mettais plus et celles que j’avais en tellement d’exemplaire que c’en était ridicule, j’avais largement de quoi faire. À l’époque, j’en ai donné beaucoup (à la Sestra, à ma mère) et celles qui me restaient ont fini à Emmaüs. Aujourd’hui, certaines d’entre elles (celles vraiment neuves ou un peu spéciales), finissent sur Vinted, un site de vente d’occasion où j’ai fait tous mes derniers achats de vêtements et de chaussures.

Mon tri s’étend maintenant aux livres que j’ai accumulé comme tu le sais (ou pas, auquel cas je te renvoie à mon tout premier article) mais également aux babioles. Même si j’y fais le tri très régulièrement depuis l’âge de sept ans environ à cause de nombreux déménagements, ma collectionnite aigüe fait que je me retrouve avec deux ou trois cartons que je n’ai toujours pas osé ouvrir. Je ne compte évidemment pas me débarrasser de tout, je ne perds pas de vue qu’actuellement je partage un appartement, ce qui fait que je n’y étale pas tous mes trésors (même si le Coloc commence à me trouver envahissante…).

Mais le tri, ce n’est pas seulement se séparer du superflu. C’est aussi prendre conscience de ce dont on a besoin. Pour moi, en 2016, c’était des pulls chauds pour affronter l’hiver lozérien. En 2018, je pressens que ce sera de l’équipement de cuisine (à moi les réfractomètre, stérilisateur, moule à pain et moulin à poivre).

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Ensuite, la limitation d’achats de déchets.

Il n’y a pas de secret, pour en jeter moins, il faut en acheter moins. J’ai commencé par les courses alimentaires. Certaines denrées se prêtent facilement à l’achat en vrac, comme le riz, les pâtes, la farine et le sucre, les fruits et légumes secs : de manière générale, tout ce qui est sec ou déshydraté.

Ensuite, il y a la priorisation des déchets.

Le meilleur moyen d’éliminer les déchets, c’est de suivre ce petit diagramme :

En frais > En vrac > À la coupe > Dans un contenant recyclable > Dans du plastique

 

Déjà, j’achète tous mes légumes en frais et vrac. Ensuite, je privilégie les achats à la coupe (le fromage principalement car ma Biocoop ne fait pas la viande ainsi). Mon objectif pour cette année sera de réussir à ne plus accepter mes fromages emballés et scotchés mais à les faire mettre directement dans un tupperware. Enfin, je remplace le produit voulu par un identique mais emballé dans un contenant recyclable. En dernier recours (et, à terme, à faire disparaître), dans un emballage conventionnel.

Et enfin, il y a le comment faire ses courses.

Tu te doutes bien qu’en faisant des achats en vrac, tu ne pars pas les mains vides dans ton commerce préféré. Il te faut un peu de matériel. Actuellement, j’ai donc une caisse en carton et un sac en toile pour transporter mes courses, des sacs en coton, quelque part, disparus depuis le déménagement mais je ne désespère pas de remettre la main dessus, des sacs en papier froissés parce que constamment réutilisés, des boîtes d’œufs pour les prendre en vrac et des contenants en plastique que je lave et rapporte dès que j’en ai besoin.

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Et en cuisine, me demanderas-tu ? Depuis 2016, j’ai commencé une belle collection de bocaux en verre (généralement des Le Parfait mais j’ai aussi de la récup) dans lesquels je transvase mes courses. J’ai aussi la chance de pouvoir récupérer de temps en temps d’énormes bocaux d’olives à la Biocoop qui font de parfaits contenants pour les denrées très régulièrement utilisées que j’achète en grande quantité comme le riz ou la farine.


Voilà où j’en suis. Ma lecture devrait m’aiguiller sur d’autres points auxquels je n’ai sûrement pas pensé et m’aider pour ceux dont je n’arrive pas à me dépêtrer.  Il paraît qu’on fait un bond de géant la première année, la suite étant plus dure car on s’est évidemment débarrassée des plus faciles mauvaises habitudes ! Donc, dans douze mois, j’espère pouvoir émettre un bilan positif !

En attendant, je dresserai la liste des points sur lesquels je dois travailler et je te parlerai de mes progrès et découvertes au fil de l’année.

LaChatte

7 réflexions au sujet de “Ma (future) vie Zéro Déchet”

  1. Jolie résolution en effet !

    Je trouve ce cadeau très pertinent, et il fait écho à de nombreuses réflexions que je commence de plus en plus à me faire concernant mon propre mode de vie citadin.

    Pour ma part, j’ai fait l’acquisition d’un panier pour mon vélo, lequel devrait me servir à faire toutes mes courses plutôt que de me déplacer en voiture. Bon, la place est limitée, mais c’est l’alternative qui me convient moralement le plus pour allier ma volonté de réduire mes déchets et le fait que les magasins qui proposent du vrac se trouvent à plusieurs kilomètres de chez moi. C’est plus pénible que la voiture, et le verre n’est pas spécialement approprié, mais je ne décourage pas (il existe, il me semble, un tissu au nom japonais qui est une belle alternative au plastique et au poche de papier. Si tu en sais davantage, n’hésite pas à partager, cela me plairait !)

    Je suis particulièrement intéressée de savoir comment réutiliser/recycler les épluchures de légumes et fruits, car vivant comme toi en appartement, je n’ai malheureusement pas de poule ni de cochon (non, mon beau-fils ne compte pas !). J’attends donc avec impatience un uplaod de ce sujet, avec d’autres conseils testés et approuvés que je pourrais appliquer à moi-même et aux hommes de ma deuxième maison 😉

    Bonne continuation vers ces changements qui, je l’espère, seront contagieux !

    (Bisous d’une crevette anonyme)

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    1. Ow, ma Crevette d’amour ! Un si long message pour ton premier passage, c’est tellement agréable ! Et dire que ça fait trois jours que je dois écrire mon petit sms de vœux pour 2018…

      Moi, je me suis mise à la trottinette alliée aux bus, histoire d’aller un peu plus vite au point B lorsque l’arrêt est un peu loin. Pour l’instant, j’en suis contente mais je pense que je vais vite avoir mal au dos, la position n’est pas idéale. Le vélo ne me tentait pas plus que ça, mais il faut dire que j’ai récupéré celui de la Sestra que je trouve très lourd. Il faudrait que je me renseigne sur un modèle plus léger et pratique. Tu peux aussi lui trouver des sacoches à mettre à l’arrière, au porte-bagages, ça augmentera ta capacité de stockage (et tu pourras prendre des trucs un peu plus lourd !).
      Perso, je ne vais pas avec des récipients en verre à la Biocoop (bon, aussi parce qu’elle ne propose aucun liquide alimentaire en vrac), j’utilise surtout les sacs et je transvase après.
      Et en tissu au nom japonais, je ne connais que le furoshiki, mais c’est plutôt pour faire de l’emballage type cadeaux (ce qui est une très bonne idée pour laisser tomber le papier cadeau !)…

      Pour les épluchures, une des solutions, c’est de trouver quelqu’un d’autre qui aurait des poules/cochons et à qui tu pourrais confier tes précieuses denrées (un producteur du marché qui accepterait de les récupérer ?) ! Ou voir s’il n’y a pas de composteurs dans ta ville où tu pourrais les déposer ! A Valence, ils vont tester ça dans le centre-ville mais je t’avoue que je suis pas super motivée à l’idée de me balader jusqu’au plus proche avec mon sac plein de jus xD Enfin, si c’est ma seule solution, je ne pinaillerai pas, mieux vaudra ça que de les mettre à la poubelle et qu’elles finissent incinérées !
      Sinon, tu peux aussi en produire moins ! Par exemple en lavant et frottant les carottes et les pommes de terre plutôt qu’en les épluchant (pour les patates, j’aime pas trop perso, sauf quand elles sont jeunes et la peau peu épaisse).
      Mais tout cela me donne (ENFIN) une idée de cadeau pour ton Noël et je n’en dirais pas plus sur la dernière idée qu’il me vient en tête ! ♥

      ~La Chatte

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  2. Ouiiii! J’ai les mêmes résolutions que toi! J’ai décidé cette année de ne rien acheter de neuf en terme de vêtements et livres (ce qui est clairement faisable, l’an dernier j’ai bossé sur mes problèmes d’achats compulsif donc j’y crois). J’ai toujours beaucoup de mal à me débarrasser des vieilles choses, notamment mes livres et mes fringues. Mais je désespère pas ^^ Le bujo m’aide énormément à tenir mes engagements, c’est vraiment un outil formidable (oui je l’ai découvert en septembre).
    Pour l’alimentaire, on a déjà révolutionné notre consommation petit à petit mais là en ayant un salaire c’est quand meme plus facile. On achète plus que du vrac et on a nos légumes en AMAP (on habite en ville). Mon problème pour l’instant c’est encore les poches en papier, car je m’en sers pour jeter les cacas de mon chat dans le vide ordure (on habite en ville BIS). Et je trouve du coup que j’en use bien trop :/

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    1. Le problème des animaux en appartement, je connais tellement ! Ça va être un des déchets irréductibles pendant un bon moment ça… Et encore, toi tu mets ça dans des sacs en papier, moi ce sont des sacs en plastique >..<
      En ce moment, je suis en train de réaménager doucement la cuisine pour avoir une meilleure vue de tous mes bocaux et de leur contenu, histoire de mieux gérer mes courses. J'ai vu des photos magnifiques sur le groupe ZD où je suis, j'ai envie de réussir à faire quelque chose du genre ^^
      ~La Chatte

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      1. Tu as essayé de jeter les crottes dans les toilettes? Je faisais ça à un moment (après le problème c’est que ça utilise de l’eau, mais si t’es motivée tu peux attendre ton prochain passage personnel pour tirer la chasse… mais c’est un peu beurk ^^). Faut utiliser de la litière végétale par contre.

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      2. C’est surtout pour le reste de la litière que c’est embêtant, je ne peux pas la faire disparaître dans les canalisations, j’ai trop peur de boucher tout le truc x) parce qu’en soit, niveau crottes, c’est un tout petit volume par rapport au reste

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      3. Ha oui mais moi j’enlève les cacas tous les jours, à la demande de mon mec sensible et qui ne voulait pas de chat x) mais oui avoir un compost pour la litière ça serait vraiment top :/

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