Calendrier de l'Avent, Cinéma, La Chatte

Avent 2017 ○ Top 10 de films

Avant, des films, j’en regardais à la pelle. Aujourd’hui, c’est plus compliqué, mais petit à petit, j’y reviens.

J’ai été élevée par un Paternel cinéphile à souhait qui ne cesse, encore aujourd’hui, de me faire découvrir des monuments (dans un sens ou dans l’autre de l’échelle, surtout depuis qu’il s’est trouvé une passion toute particulière pour les nanars). Mais, si chaque soir, je regardai volontiers un film avant d’aller dormir, ce n’est aujourd’hui plus le cas. Il y a de nombreuses raisons à cela.

D’abord, je suis passée par une période difficile de ma vie qui me colle encore un peu aux talons sans que je parvienne complètement à m’en débarrasser. Et puis, plus encore qu’il y a cinq ans, les films se sont préformatés. Tu te souviens du guide du scénariste de Christopher Vogler, dont te parlait la Chouette dans son article sur notre besoin d’histoires ? Et bien, c’est un peu sa faute (mais pas que). En s’en emparant, Disney, puis Hollywood tout entier, l’a pressé jusqu’au cœur, pour en sortir la formule miracle qui sévit dans énormément des films qu’on voit aujourd’hui. Le déroulé de chaque film est le même, sans surprise, sans tentative d’originalité, parce que la formule fonctionne. À chaque fois. À cause de nous. Car la faute nous en incombe, aux petites gens que nous sommes. Tu as vu les résultats au box-office des grosses productions hollywoodiennes qui font notre quotidien ? C’est parce qu’on continue à aller les voir, à payer pour, qu’elles continuent à sortir, qu’elles prennent toute la place et impose leur trame.

Et personnellement, j’en ai un peu ma claque. Ce qui fait que je ne me tends plus vers les films avec le même amour qu’auparavant. Le renouveau vient pour moi des séries qui essaient sous de nombreuses formes des choses qui fonctionnent, surprennent, changent les règles. Alors, quitte à se poser deux heures devant quelque chose, j’ai plus de facilité à le faire devant une série qu’un film. Ce qui peut finir par me faire passer cinq heures devant un écran sans que je rechigne quand une heure et demi de film me fait soupirer d’avance.

Mais, grâce à la Chouette et ses envies de challenge, avec le 52 movie challenge, je m’y suis un peu remise. Lentement. Senscritique me dit que cette année, j’ai vu 79 films. Alors je te propose de découvrir mon Top 10 des films que j’ai vu en 2017 et qui m’ont le plus marquée.


Your Name (2016)Your Name (2016) de Makoto Shinkai

Ce film d’animation a débuté mon année en beauté. Ce que j’affectionne avec les long-métrages d’animation japonais, c’est le traitement des histoires d’amour. Ici, elle s’installe peu à peu, sans être au premier plan, sans ravager tes yeux des traditionnels poncifs que j’abhorre au plus haut point et surtout, surtout, sans jamais prendre le pas que l’histoire principale. Elle est une composante du récit et non pas son intérêt. De l’histoire à base SF à l’imagerie, la musique et l’ambiance, tout m’a transporté et je ne cesse depuis de le recommander à tout le monde (vois-le !). Sans le savoir, j’avais déjà vu beaucoup des longs-métrages d’animation de ce réalisateur que j’avais toujours trouvés incomplets. Mais avec Your Name, Makoto Shinkai se surpasse et propose une des meilleures animations que j’ai pu voir.


Incassable (2000)Incassable (2000) de M. Night Shyamalan

Je l’ai découvert après avoir regardé Split (que tu trouveras aussi dans cette liste). Je n’ai pas vu beaucoup de Shyamalan mais celui-ci est incontestablement le meilleur de ma courte liste. La mise en scène supporte le scénario jusque dans l’image, proposant des plans carrément iconiques qui me fascinent encore. Et, très important, je n’ai jamais été éjectée de l’univers mis en place. À l’heure où les films de super-héros font un tabac, je pense qu’il n’est pas déplacé de te recommander le visionnage de celui-ci, très différent mais avec une approche originale qui fait réfléchir.


28 jours plus tard (2002)28 jours plus tard (2002) de Danny Boyle

Ce fut une excellente surprise alors que je ne suis pas du tout une adepte du genre. Mais quel genre ? Car c’est bien un mélange de genres que nous propose le film, et qu’il mène avec brio du début à la fin. Le traitement des individualités des soldats est ce que j’ai trouvé de plus intéressant là où on nous détaille généralement un ensemble (l’Armée) ou un héros qui se distingue de la foule.

 


Psiconautas (2015)Psiconautas (2015) de Pedro Rivero et Alberto Vázquez

Psiconautas est une expérience, peu de mots peuvent décrire cette animation et retranscrire ce que j’ai ressenti à son visionnage est impossible. Si tu as le cœur bien accroché, je te conseille vivement de le regarder, dans des conditions proches de celles d’une salle de cinéma.

 

 


Split (2017)Split (2017) de M. Night Shyamalan

Je l’avais précédemment évoqué, le voici. Split a fait beaucoup parlé de lui, pour moi peut-être trop. J’ai énormément aimé 75% du film dans lequel McAvoy fait un travail extraordinaire et nous montre qu’il sait faire bien mieux que du X-Men. Mais certains éléments du film m’ont profondément déplu, notamment la raison invoquée pour la survie d’un des personnages. Et, contrairement à Incassable qui était solide en lui-même parce qu’à ce moment-là voué à être un one-stand movie, Split n’a pas su me tenir jusqu’aux dernières minutes et tend trop à être l’annonce du film qui suivra, ce qui le rend bancal. Et c’est peut-être ce parallèle, voulu par le réalisateur, avec Incassable qui le fait trébucher.


Killer tomatoes eat france (1991)Les tomates tueuses mangent la France (1991) de John De Bello

Sur les quatre films existants de la saga des Tomates Tueuses, j’avais déjà vu le deuxième, qui est une merveille et dans lequel vous pouvez retrouver George Clooney dans un de ses premiers rôles (ça vaut le détour). Celui-ci est le quatrième opus. Attention, comme tu l’auras peut-être deviné au titre, une bonne dose de second voir troisième degré est nécessaire pour en apprécier le visionnage. C’est un des films parodiques les plus drôles que je connaisse et je ne remercierai jamais assez mon Paternel de la découverte de ces pépites.



Kubo (2015)Kubo et l’armure magique (2016) de Travis Knight

Oui, j’aime les animations (et non, elles ne sont pas réservées aux enfants, Psiconautas te le démontrera en mille). Kubo est un petit bijou, une animation en stop-motion parfaitement maîtrisée, superbement léchée (peut-être trop, on en oublierai la masse de travail que représente la stop-mo). Si j’ai regretté que l’intrigue soit si prévisible, je me suis tout de même laissée emportée avec délice dans ce récit initiatique à base d’origami. Et au passage, je te recommande de regarder toutes les autres animations du Studio Laika !


Exam (2010)Exam (2010) de Stuart Hazeldine

J’aime les huis clos. Le tour de force que demande le genre me pousse à une admiration sans bornes. Dans celui-ci, beaucoup de critiques de la société sont émises au travers de l’épreuve où il suffit de répondre à une question pour réussir le test. J’ai aimé le traitement des personnages et leurs réactions face à la situation, plausibles là où beaucoup de films s’enflamment et tombent dans le n’importe quoi.

 



Blade Runner 2049 (2017)Blade Runner 2049 (2017) de Denis Villeneuve

Blade Runner 2049 a beaucoup de défauts, il faut l’avouer. Des scènes qui ne servent à rien avec Jared Leto, la méchante qui fait des arts martiaux, le jeu à peine plus élaboré que dans La Stratégie Ender de Harrison Ford, j’aurai beaucoup de choses à redire. Le film a pour lui d’avoir essayé de présenter une suite au sublime premier opus, tout en tentant de s’en démarquer. Et Villeneuve aurait presque pu y parvenir, si seulement il n’était pas doté de cette irritante manie de tout vouloir expliquer, que ce soit en mots ou en images, il en dit toujours trop. Mais pour moi, cette expérience se rapproche sûrement de ce qu’a dû être la sortie de La Menace Fantôme en 1999. Blade Runner est LE film que je considère comme le préféré de mon Paternel, tous genres confondus. Je l’ai vu plusieurs fois et je ne me lasse toujours pas l’ambiance qu’a réussi à créer Ridley Scott à l’époque. Alors voir cette suite, c’était un peu magique. J’en suis sortie avec les larmes aux yeux sans vraiment savoir pourquoi. C’est fou ce que Ryan Gosling arrive à exprimer avec si peu de mots, et c’est cette force qui m’a bouleversée.


Nausicaa de la vallée du vent (1984)Nausicäa de la Vallée du vent (1984) de Hayao Miyazaki

Je triche un peu avec Nausicäa mais il en vaut la peine. Lorsque j’ai vu La Princesse des étoiles, j’avais déjà lu le manga, œuvre phénoménale d’Hayao Miyazaki et j’avais été horriblement déçue du résultat animé. Mais ce n’était pas la bonne version (merci les États-Unis de foutre la merde dans une œuvre de cette manière), j’ai donc voulu corriger le tir. Mais si je l’ai plus apprécié dans sa version d’origine, ce ne sera jamais un de mes favoris du Studio Ghibli ou de H. Miyazaki. D’abord parce qu’il est sorti avant la création du studio, mais surtout parce qu’il ne me transporte pas. Je ne ressens rien de ce que la plupart des autres Miyazaki père me transmettent encore et encore à chaque visionnage. Pour autant, je le remercie d’exister car sans lui, les animations d’Hayao Miyazaki ne ressembleraient pas à ce qu’elles sont aujourd’hui. Et s’il ne me porte pas, il possède déjà les graines de la pensée de son maître.


Et toi, quels sont les films qui t’ont marqué·e cette année ? Y en aurait-il quelques uns que tu me recommanderais, histoire de me faire quitter le petit écran pour me ramener sur le grand ?

LaChatte

 

2 réflexions au sujet de “Avent 2017 ○ Top 10 de films”

  1. J’ai regardé Blade Runner 2049 hier soir sous les conseils d’Inthepanda, qui l’a qualifié de meilleur film de 2017. Je l’ai bien aimé, je l’ai trouvé très beau, bien réalisé mais j’ai pas trouvé le scénario foufou. Donc j’en sors un peu déçue, même s’il est quand même super correct hein.
    Par contre The exam m’inspire bien, je vais le noter ^^

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    1. Niveau image, il est magnifique, c’est sûr.
      Mais je suis d’accord sur le point du scénario, qui est d’autant plus visible qu’il est expliqué à tort et à travers, tant par des images qui ne font qu’enfoncer des portes ouvertes et des dialogues qui font lever les yeux au ciel parce qu’on avait déjà compris (enfin, j’espère que les gens avaient déjà compris…). C’est vraiment le point « ruine » le film et son ambiance et qui fait que je ne l’aime pas autant que le « vrai » Blade Runner ^^
      ~La Chatte

      Aimé par 1 personne

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