Boissons, Calendrier de l'Avent, La Chatte

Avent 2017 ○ Tea Haul

Depuis quelques années maintenant, je suis une inconditionnelle de thé.

Avec les jours de plus en plus courts qui nous plongent dans la nuit et le froid qui s’installe et s’insinue partout, il est temps de délaisser la limonade et de faire chauffer la bouilloire. Le thé va redevenir ma boisson favorite et me réchauffer le cœur et les doigts pour survivre à l’hiver. D’y penser, mes yeux pétillent et mes papilles frémissent. Pour autant, avant de tomber corps et âme dans ce breuvage délicat, je n’en buvais pas une goutte. Enfin, sauf si tu considères que la faible concentration contenue dans le Lipton Ice Tea Pêche compte, auquel cas j’en buvais déjà des litres.

Mais avant de te montrer l’étendue de cet amour, permets-moi de te parler rapidement de ce qu’est le thé.

« Thé » est le nom générique de cette infusion de feuilles provenant du théier. Il en existe de différentes ‘couleurs’ (les thés verts, noirs et blancs sont les plus connus) qui sont déterminées par les différents traitements que peuvent vivre les feuilles de thé après récolte : cueillette, flétrissage, dessication, oxydation, roulage, séchage, triage ou tamisage, cuisson finale ou torréfaction. À partir de là, on peut soit le consommer nature, soit aromatisé ou parfumé, ce qui se fait grâce à l’ajout d’arômes (plus ou moins synthétiques) ou de fleurs et fruits séchés, épices et essences. Attention, certaines infusions sont appelées à tort ‘thé’ mais n’en contiennent pas, comme le rooibos ou le maté.
Petit point historique. Aujourd’hui, on trouve des plantations de thé dans de nombreux pays d’Asie, d’Afrique Noire et en Amérique du Sud, et ce breuvage est la deuxième boisson consommée mondialement après l’eau. À l’origine, le théier est originaire des montagnes au sud-ouest de la Chine. Sa consommation s’est d’abord développée dans Chine avant de s’étendre dans les pays de tradition bouddhiste. Il est ensuite introduit en Europe par les voies commerciales et devient une boisson très prisée, à tel point que les britanniques finissent par installer des plantations en Inde, au milieu du XIX° siècle.

 

Maintenant que tu en sais un peu plus, passons au contenu de mon placard. Ma collection siège, seule, royale, sur une étagère qui lui est exclusivement réservée.

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J’ai commencé à boire du thé après avoir goûté le fameux thé vert à la menthe que proposent les restaurants marocains en fin de repas. J’ai ensuite investi dans plusieurs saveurs Twinings en sachets. Mais, avec les valeurs que je développais (et développe encore) à l’époque, les sachets individuels, le sur-emballage, ça ne m’emballait pas (hé, t’as compris ?). Je me suis donc tournée vers les thés vendus en vrac qui avaient plusieurs avantages : par leur achat, je limitais mon impact environnemental en réduisant mes déchets et j’avais soudainement une excellente raison de chiner de belles boîtes métalliques pour les conserver. Enfin, j’ai décidé de privilégier les thés biologiques, dont la concentration en pesticides étaient moins importante et pour lesquels j’espère que les conditions de travail sont plus humaines (mais je ne me leurre pas trop dessus, me renseigner sur ce point sera un des mes objectifs 2018).

En 2015, je déménageai en Lozère. Mais si, tu vois où c’est. C’est ce département par lequel personne ne passe et qui est bordé d’un magnifique losange d’autoroutes ! Bref. J’allai me perdre dans les montagnes et il me fallait des réserves. J’ai donc massivement investi dans du thé. C’est-à-dire que je me suis plantée dans le rayon ‘Infusion’ (il n’est d’ailleurs pas impossible que quelques intrus de type rooibos se soient glissés dans cet article…) de mon petit magasin bio indépendant, que j’ai regardé tout ce qui était proposé et que j’ai pris un exemplaire de tous ceux qui m’intéressaient. La plupart des thés que je possède aujourd’hui ont été achetés à ce moment-là et il y en a même dont je ne connais pas encore le goût !

Alors, c’est parti, commençons ce Tea Haul !


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Lorsque je me suis lancée dans mes achats, j’ai agi sur impulsion, sans vraiment réfléchir. Résultat, je me retrouve avec beaucoup de thés natures, qu’ils soient verts ou blancs, alors que ma préférence est nettement prononcée envers les thés parfumés, comme tu le verras d’ici peu. Aussi attendent-ils calmement leur heure car une des ambitions qui m’agitent (et que renforce régulièrement Loe’, qui se reconnaîtra) est de faire sécher fleurs et fruits afin de reproduire mes mélanges favoris ou des mélanges introuvables actuellement en bio, voire de créer les miens propres.

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Si le thé vert à la menthe se retrouve injustement classé aux côtés de mes thés natures alors qu’il est à l’origine de mon engouement pour cette boisson, c’est d’abord à cause de la collection à laquelle il appartient, mais aussi de par sa situation dans le placard (au fond, derrière tous les autres) qui ne l’aide pas à revenir embaumer ma tasse. Cet article le remettra peut-être au goût du jour pour ce nouvel hiver, qui sait ?


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Sans aucun doute, les thés parfumés sont mes préférés. Leurs odeurs et saveurs fruitées et fleuries suffisent à redresser une journée mal partie.

Le ‘Grand Jasmin‘ est un classique dont je ne me lasse jamais. Son odeur est pour moi synonyme de cocooning et de douceur et me rappelle d’excellents souvenirs, rue Caraman, Toulouse. Le thé ‘Exquis‘ a été ma première découverte en terme de thé biologique. Aromatisé à la cerise et relevé d’une touche de réglisse et hibiscus, je lui ai de suite donné mon cœur. Le thé ‘Fruit du Dragon‘ est également un de mes préférés, pour son goût subtil et délicat.
Le thé ‘Marco Polo‘ m’est arrivé dans les mains quand ma mère a fini par vider son placard de toute la théine qu’elle ne supporte plus. Plus que vague sur sa composition (il n’est mentionné que « fruité et fleuri »), il est agréable en bouche et discret mais je n’irais pas en refaire le plein et détournerai sa boîte pour l’usage d’un autre thé lorsque j’en arriverai au bout. Premier thé vert de Noël que j’essaie, ‘Surprise de Noël‘ ne m’a par contre pas attiré du tout. Le mélange fruits exotiques-cacao-limette ne fonctionne absolument pour moi, notamment à cause du cacao que je trouve trop fort.

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Fruits exotiques‘ est un petit nouveau, encore jamais ouvert. Mais jusqu’à présent, les Thés de la Pagode ne m’ont jamais fait défaut, je n’en attends donc que du bonheur. Cela fait un moment que je n’ai pas bu ‘Avec les anges‘ acheté Noël dernier, mais comme la période y est propice, il y a fort à parier que je m’en remémorerai le goût incessamment sous peu. Le ‘Fleur d’oranger‘ est un de mes favoris. Le thé blanc est plus subtil et se marie à merveille avec la fleur d’oranger pour rendre une boisson délicate et apaisante.


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S’il y en a un qui n’est vraiment pas ma tasse de thé, c’est bien le thé noir. Il est souvent accordé avec de nombreuses épices dont je ne suis pas particulièrement fondue non plus. Mais, à mon plus grand désespoir, les thés dits « de Noël » ont tendance à être des thés… noirs. Mon amour pour les jolies boîtes métalliques en est meurtri dès que je passe devant une vitrine mais au fond, mon portefeuille me remercie.

J’ai dégoté le thé ‘Jardin d’eau‘ (à gauche) en allant visiter le Jardin Remarquable Latour-Marliac, pépinière et musée de nénuphars situé dans le Lot-et-Garonne. Je l’avais acheté en duo avec le thé ‘Perle d’eau douce‘, un mélange de thés verts et noirs de Chine parfumés aux pétales de fleurs (lotus, rose, jasmin, litchi et magnolia) qui a eu ma nette préférence, étant donné que je n’en ai plus depuis belle lurette.
La boîte métallique contient quant à elle un thé noir parfumé au sirop d’érable, expédié dans mes mains tout droit depuis les côtés atlantiques du Québec. Contrairement à beaucoup d’autres, je ne le trouve pas particulièrement fort, je dirais même que son goût est discret, légèrement caramélisé par le sirop d’érable. Son odeur par contre est enivrante et c’est une tentation à laquelle il est difficile de résister que de n’en préparer dans le seul but de parfumer l’appartement.


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Enfin pour finir, ce thé qui n’en est pas un, souvent appelé « thé rouge » en Occident, ce qui ajoute de la confusion quand on sait que les Chinois appellent « thé rouge » ce qui correspond à notre thé noir… le Rooibos. Il appartient à la même famille que les haricots ou la réglisse. Rien à voir, donc, avec le théier, cousin du camélia. Il pousse exclusivement en Afrique du Sud .

Le ‘Rooibos vanille-amande‘ allie deux saveurs qui se mélangent naturellement très bien à un rooibos que je trouve moelleux en bouche. C’est sans étonnement qu’il a rejoint la liste de mes favoris. Le ‘Thé du temps retrouvé‘ est un échantillon reçu dans une de mes KUBEBOX (dont je te parlerai bientôt) que je n’ai pas encore essayé. À vrai dire, son odeur me dérange un peu, je la trouve très forte et entêtante, je soupçonne que ce soit dû à la présence du chocolat (j’avais le même problème avec le cacao dans ‘Surprise de Noël‘).

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Dès que les températures baissent, le thé tend à devenir le seul liquide que j’ingurgite. Certains jours, en bonne compagnie, toute heure devient prétexte : au lever, au petit-déjeuner, à 10h, après le déjeuner, au goûter, après le repas, pendant le film, après le film… C’est même la seule boisson chaude que j’aime. Le café, je le préfère dans les gâteaux et pâtisseries ou remontant par capillarité un carré de sucre qui fondra sur ma langue. Quant au chocolat et lait chaud… erk. Définitivement #TeamTea. Et toi, qu’est-ce que tu bois ?

LaChatte

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